LES ICÔNES GAIES

Roger-Luc Chayer

Sans contredit, dans toute l’histoire de l’humanité et surtout dans tous les sondages du passé et d’aujourd’hui, l’actrice Judy Garland (Le Magicien d’Oz, Une Étoile est Née, etc) occupe la première place dans la liste des icônes de la communauté gaie.

Mais c’est en recherchant un peu sur le sujet qu’on découvre que le public gai, ancien comme moderne, quand il se met à aimer, aime de façon très intense. Au fil des siècles, de nombreuses icônes gaies sont passées et en voici quelques exemples… Saint-Sébastien est un saint martyr romain ayant vécu, selon la tradition, au IIIe siècle de l’ère chrétienne. Il est fêté le 20 janvier en Occident et le 18 décembre en Orient. Il est devenu le premier icône des gais au 19ème siècle.

La chanteuse d’opéra Maria Callas, particulièrement active dans les années 50 est devenue une icône non seulement pour son style de chant dramatique mais pour sa vie personnelle très tumultueuse, la perte de sa voix et un suicide fortement médiatisé. James Dean et Marlon Brando étaient des icônes pour la communauté lesbienne alors qu’ils dictaient le look «garçonne désinvolte»,  alors très populaire.

Dalida était une icône gaie tant de son vivant qu’après sa mort, elle reste aujourd’hui une des 10 chanteuses les plus populaires au monde, près de 30 ans après sa mort. Bette Davis a eu un impact si fort avec son interprétation dans le film «Victoire sur la Nuit», avec un rôle sombre et d’une rare masculinité pour l’époque, qu’il est reconnu par de nombreux sociologues que le modèle gai de la fin du 20ème siècle a été calqué sur cette interprétation magistrale. Susan Hayward est devenue très populaire auprès des hommes gais après une interview où elle déclarait que «la souffrance était le prix de la gloire» et que les femmes des années 50 devaient reconnaître ce fait chez les hommes homosexuels qui, selon elle, «souffraient tous en beauté»!

Liza Minnelli, Barbra Streisand, Joan Crawford, Marilyn Monroe et Elizabeth Taylor étaient considérées par les hommes gais comme l’essence de la beauté, du charme et de l’élégance. Il n’est pas surprenant qu’elles soient devenues des icônes aussi. Lucille Ball a été informée par des amis gais qu’elle était considérée comme une icône de la communauté à cause de son sens de la répartie et de son humour, très populaires chez les gais à l’époque. Miss Ball offrait alors de nombreux spectacles dans des bars et établissements essentiellement fréquentés par des «artistes» et des «intellectuels» d’Hollywood, les mots clés de l’époque associés aux gais.

Joan Rivers est devenue une icône grâce à la communauté LGBT puisqu’elle se donnait en spectacle dès ses débuts auprès des gais de Greenwitch Village à New York. Enfin, une icône qui a perdu son statut, Donna Summer, avait pourtant un vaste public gai jusqu’à ce qu’elle déclare, en 1984, que le SIDA était une punition divine contre les gais. Sa carrière s’est alors terminée!!!!!

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