Vous l’attendiez depuis des années, vous le lisiez de façon fidèle et très intéressée sans connaître exactement son identité, vous saviez qu’un Québécois de la colonie artistique était détenu dans une prison de Floride pour une peine de longue durée, et vous saviez qu’une fois libéré nous allions vous dévoiler son identité… Nous y voici donc.
Tout au long de la publication des chroniques d’un prisonnier gai aux États-Unis, signées du nom de Stéphane G., vous saviez que votre patience allait être récompensée une fois Stéphane libéré et revenu au Québec. Il s’agissait d’un engagement de la part de Stéphane qui souhaitait ainsi remercier
son public pour sa patience et sa fidélité pendant de longues années. Il s’agissait aussi d’une entente contractuelle entre le magazine et le chroniqueur, ce dernier étant rémunéré 100$ pour chaque chronique publiée.
Le temps est maintenant venu, puisque notre chroniqueur a eu l’occasion de se rétablir des nombreuses années de détention dans les prisons les plus sévères d’Amérique du Nord, et conformément à l’entente avec Stéphane, de vous présenter enfin ce chroniqueur qui a contribué à mieux faire connaître la vie difficile et mouvementée des prisons de la Floride. Luc Gauthier, qui a oeuvré sur les scènes québécoises autrefois sous le nom de Luc d’Arcy, était notre
chroniqueur. La situation de Luc était connue depuis son arrestation, le guide Fugues publiant alors et toujours aujourd’hui sur le Web quelques articles sur le sujet, sur les accusations portées alors contre lui et sur une levée de fonds devant servir à payer ses frais judiciaires. Le journaliste Stéphane Bourgoin de Planète Québec publie aussi encore à ce jour un dossier portant sur son identité artistique, sur sa véritable identité et sur les actes reprochés à Luc sur une page Web. Il n’y a donc aucune divulgation surprise ici.
Pourquoi utiliser une fausse identité en prison? C’est qu’il n’avait tout simplement pas le droit, selon lui, de signer des textes journalistiques.
Lorsque Luc s’est engagé à dévoiler son identité aux lecteurs de Gay Globe en exclusivité, c’était évidemment afin de remplir la promesse faite aux lecteurs par l’auteur de ces lignes. Nonobstant la divulgation d’aujourd’hui, il a été décidé de ne pas mentionner les crimes commis aux États-Unis, qui se sont soldés par une peine de près de 11 ans d’incarcération, de manière à permettre à notre ex-chroniqueur de reprendre ses activités au Québec en toute transparence (il serait d’ailleurs déjà en spectacles en région). Nous lui souhaitons une nouvelle vie de liberté remplie de bonheur et de succès professionnel. Luc d’Arcy était à l’époque une des grandes stars de la personnification, ne l’oublions surtout pas…