Message de l’ex-Président du chapitre montréalais de l’Association Canadienne des Journalistes

Il me fait plaisir de communiquer avec vous, exceptionnellement, à la veille de l’assemblée générale annuelle et du congrès national de l’Association Canadienne des Journalistes 2012, afin de vous faire rapport des activités de l’ACJ-Montréal et des découvertes faites dans le cadre de mon mandat comme Président de votre chapitre.

Tout d’abord, je souhaite rappeler que j’ai démissionné en 2011 de mon poste de Président après avoir été élu d’abord comme vice-Président et ensuite Président, par l’Assemblée générale annuelle du chapitre de Montréal, à l’unanimité des membres présents et du Comité Exécutif. Mon expérience avec les membres de ce Comité exécutif a été formidable, motivante et très agréable. Toutefois, ma démission, suivie par plus de la moitié des autres membres du Comité Exécutif, faisait suite à la découverte de nombreuses situations qui sont incompatibles avec les fonctions de journalistes responsables. Je ne souhaitais pas être complice d’actes potentiellement dérogatoires de la part d’une organisation qui ne souhaite pas être transparente.

Le blogue du chapitre de Montréal fait d’ailleurs état de ces situations et la publication des minutes détaillées du Comité Exécutif vous permettra de comprendre exactement ce qui se passe avec notre association nationale. Voici quelques exemples des situations découvertes ou observées par le chapitre de Montréal au fil du temps, qui sont mentionnées dans les minutes:
– Impossibilité d’obtenir des états financiers vérifiées du National (Le Président national Hugo Rodriges déclarant que ces documents étaient perdus ou impossibles à retrouver sur son ordinateur);
– Impossibilité de faire avancer le visage francophone de l’association qui se déclare pourtant bilingue (refus de fournir un logo bilingue ou de publier ses nouvelles en français);
– Publication d’un communiqué annoncant un faux comité incluant le chapitre de Montréal, chargé d’étudier le Rapport Payette, alors que le National savait très bien que le chapitre de Montréal avait annoncé son refus de participer à ce comité;
– Organisation nationale en défaut pour de nombreuses années face à Corporations Canada;
– Fausse fondation de l’ACJ inactive mais présentée comme active par le National;
– Boycotte du Président national Hugo Rodrigues imposé contre le président du chapitre de Montréal du simple fait de son rôle;
– Faux chiffres quant au membership à l’ACJ, la réalité étant loin des chiffres publiés par l’ACJ nationale. Des 1500 membres annoncés il y a 2 ans, seuls quelques 350 membres environs adhéreraient à l’ACJ au niveau de tout le Canada;
– Refus de fournir des cartes de presse, de permettre la création par Montréal de documents favorisant la visibilité de l’ACJ locale etc…
– Poursuite judiciaire contre l’ACJ nationale pour violation de la Charte québécoise des droits et libertés face à la la langue française et au retrait de certains privilèges d’accès à l’ex-Président de Montréal sur la base de sa langue maternelle, le français (ceci étant plus récent mais inscrit au Palais de justice de Montréal);

Et de nombreuses autres situations qui ne font pas honneur à une organisation qui prétend représenter des journalistes professionnels.

Comme le congrès annuel de l’ACJ est dans quelques semaines, il me semblait important de vous communiquer ce rapport afin que la réalité soit connue de toutes et tous, car nous sommes membres d’une organisation qui présente un certain prestige, sa crédibilité dépend de l’exactitude des informations qu’on transmettra à ce congrès. Il s’agissait aussi de mon rôle comme Président du chapitre de Montréal de protéger les membres et de les informer.

Malheureusement, malgré les informations publiées sur le site Internet de l’ACJ nationale, il est faux de prétendre que le chapitre de Montréal est toujours actif car les seuls 3 membres restant ne se réunnissent plus depuis ma démission. Le chapitre de Montréal est effectivement inexistant, aucune assemblée générale annuelle n’est prévue ou n’a été convoquée selon les règles de l’ACJ et il faut le déplorer. Notre représentativité est donc nulle au sein de cette association.

L’ACJ nous demandera de voter sur certaines proposition bientôt, nous demandera de participer à ses activités et surtout, voudra que l’on cotise comme toujours pour la faire vivre. Je crois sincèrement que ces demandes doivent être conditionnelles au respect des décisions du Comité Exécutif de Montréal, à la cessation de tout boycotte de la part du National et à la fourniture d’informations exactes et précises sur son administration financières et sur son membership.

Il s’agit de demandes de notre part qui sont raisonnables, les minutes du Comité Exécutif de Montréal sont très claires à cet effet et je pense qu’il est temps que cette organisation, qui est en fin de vie de toute évidence, fasse preuve d’une plus grande ouverture d’esprit sur la démocratie et réalise ce qui se passe si elle souhaite survivre et continuer à nous représenter professionnellement.

Quand viendra le temps de décider de votre avenir avec cette organisation, je pense qu’il est fondamental que vous ayez les informations présentes en main. Je suis toujours membre en règle de cette organisation, qui me boycotte pour mon élection comme Président du chapitre de Montréal et pour le fait d’être francophone, je ne sais toutefois pas si je vais continuer à adhérer un une telle organisation dans l’avenir.

Merci et recevez, chers membres du chapitre de Montréal, l’expression de toute ma considération. BON CONGRES!!!

Roger-Luc Chayer