38 cas de lymphogranulomatose

En date du 3 novembre 2005, 38 cas de lymphogranulomatose véné-
rienne (LGV) avaient fait lʼobjet dʼun signalement à lʼAgence de santé
publique du Canada (ASPC); 23 dʼentre eux étaient des cas confirmés,
tandis que 15 étaient des cas probables selon la définition nationale de
cas.
La première signalisation de lʼapparition des symptômes est surve-
nue au mois de novembre 2001, avec la deuxième déclaration au
début de septembre 2003; le cas le plus récent semble avoir com-
mencé à présenter des symptômes en juillet  2005 (figure 1). Les
troubles anorectaux (rectite, selles sanguinolentes) et lʼadénopathie
lymphatique inguinale (enflure) ont été les symptômes révélateurs
les plus communs chez les personnes atteintes de la maladie. À ce
jour, tous les cas signalés concernaient des hommes, la plupart âgés
entre 30 et 40 ans; la majorité dʼentre eux étaient de race blanche,
lorsque les renseignements sur lʼorigine ethnique étaient accessibles.
La plupart des cas ont affirmé avoir eu des rapports sexuels récemment,
souvent sans préservatif, avec des partenaires de sexe masculin, qui ont eu
lieu principalement dans des bains publics bien que des rapports dans des
résidences privées ou par lʼentremise dʼInternet aient été mentionnés sou-
vent. La pénétration anale du poing et lʼutilisation anale de méthamphéta-
mine en cristaux ont aussi été confirmées par un petit nombre de cas. Tous
les cas, à lʼexception dʼun seul, ne semblent pas liés aux voyages dans des
Lʼinfection simultanée par le VIH, dʼautres ITS et lʼhépatite C a été
commune parmi les cas signalés. Sur les 30 cas de LGV, 24 (80.0 %)
étaient porteurs du VIH, alors que 8 cas sur 32 (25.0 %) étaient co-infec-
tés par la syphilis; tous les cas de LGV qui étaient porteurs de lʼhépatite
C (3 cas) étaient aussi porteurs du VIH. Comme pour les autres ITS, le
LGV peut augmenter les risques dʼacquisition ou de transmission du
VIH, dʼautres ITS, et dʼautres pathogènes à diffusion hématogène tel le
virus de lʼhépatite B ou C.
Lymphogranulome vénérien (LGV) au Canada
Le lymphogranulome vénérien (LGV) est une infection transmise sexuel-
lement (IST) qui se propage par des contacts sexuels, vaginaux ou oraux
non protégés. Afin dʼen empêcher la transmission, utilisez un condom ou
dʼautres méthodes de barrière. Il existe un traitement pour guérir le LGV.
Par ailleurs, vos partenaires sexuels devraient aussi subir un test. Le fait
dʼêtre atteint du LGV peut accroître le risque de contracter ou de trans-
mettre le VIH, dʼautres IST ainsi que dʼautres agents pathogènes transmis
par le sang, comme lʼhépatite C.