CES GRANDS HOMOS Qui ont fait le monde d’aujourd’hui

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François Louis de Bourbon, comte de La Marche, comte de Clermont, prince de La Roche-sur-Yon, puis 3e prince de Conti (1685), dit le Grand Conti, est né à Paris le 30 avril 1664 et mort à Paris le 9 février (ou 22 février selon le Journal du marquis de Dangeau) 1709.

Considéré comme un enfant intelligent, il reçut une excellente éducation et se distingua à la fois par son indépendance d’esprit et par l’agrément de ses manières. Ces qualités, alliées à une haute naissance, furent jugées dangereuses par Louis XIV qui s’en méfiait et le tenait à distance. Son père meurt en 1666 et sa mère en 1672 le confiant au prince de Condé.

En 1683, il participa, avec son frère, aux sièges de Courtrai et Dixmude, et se distingua l’année suivante au siège de Luxembourg où il monta à l’assaut d’un bastion à la tête de ses grenadiers. En 1685, il assista, avec son frère, les partisans de l’Empereur en Hongrie, contribuant à la défaite des Turcs à Gran. De là, il écrivit quelques lettres impertinentes à sa belle-sœur, la princesse de Conti, fille du roi et de la duchesse de la Vallière,(dont on prétendait qu’il avait été le premier amant au lieu de son frère) qui lui répondait sur le même ton. Ces lettres, dans lesquelles il se moquait de Louis XIV en l’appelant «le roi du théâtre», furent interceptées et ce persiflage lui valut, à son retour en France, d’être temporairement exilé à Chantilly, où il fut blessé par un cerf lors d’une chasse, le 9 octobre 1685 (il devait conserver une cicatrice entre l’oeil et la tempe). C’est au cours de cet exil qu’il devint prince de Conti à la mort de son frère aîné Louis Armand Ier de Bourbon-Conti le 9 novembre 1685.

En mai 1689, il suivit son ami intime le maréchal de Luxembourg aux Pays-Bas et prit part à la victoire de Fleurus en 1690.

Revenu à la cour, auréolé de prestige militaire et ne dédaignant pas les hommages tant féminins que masculins, Conti s’insinua dans les bonnes grâces du Grand Dauphin, ce qui acheva de lui aliéner le roi.

Conti vécut alors dans une quasi-oisiveté, se consacrant à agrandir et à embellir ses propriétés. Mais les déboires rencontrés par les armées françaises convainquirent Louis XIV de nommer Conti, dont les qualités militaires étaient hautement estimées, à la tête des troupes en Italie. Avec la permission du roi et une dispense du Pape, il épousa, le 28 juin 1688 à Versailles, la petite-fille du Grand Condé, Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, fille de son cousin Henri Jules de Bourbon-Condé (1643-1709), 5e prince de Condé et de la Princesse Palatine Anne de Bavière (1648-1723). Elle l’aima passionnément, mais lui, homosexuel notoire, s’intéressa fort peu à elle. Ils eurent néanmoins sept enfants.

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