
Dans la liste des personnalités internationales qui incarnent la résilience et le combat pour leur survie, Céline Dion arrive en première position, selon l’avis de milliers de personnes.
Tout le monde le sait maintenant : Céline souffre du syndrome de la personne raide, une maladie neurodégénérative aux conséquences multiples. Elle affecte principalement le tronc et les membres et peut entraîner des difficultés de mouvement, une posture anormale et une hypersensibilité aux stimuli (bruit, toucher, stress), susceptibles de déclencher des spasmes soudains.
Lorsque Céline a décidé de s’ouvrir au monde sur sa condition, elle a fait le serment d’entreprendre tout ce qui est médicalement, physiquement et psychologiquement possible pour reprendre le dessus sur cette maladie. Nous nous souvenons tous de sa phrase marquante : « Je vais remonter sur scène, même si je dois ramper. Même si je dois parler avec mes mains, je le ferai. »
Quelques mois plus tard, en juillet 2024, Céline Dion a fait un retour émouvant lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris. Elle y a interprété L’Hymne à l’amour d’Édith Piaf devant la tour Eiffel, marquant ainsi sa première performance en direct depuis 2020. Elle s’est ensuite produite à Dubaï dans le cadre d’un spectacle de mode, où elle a brillé de mille feux.
L’attitude de Céline face à la maladie et sa volonté inébranlable de retrouver son public témoignent d’une force de caractère exceptionnelle. Non seulement elle sera observée, scrutée et analysée par le public, mais elle devra également performer selon ses moyens — un défi que peu d’artistes ou de musiciens osent relever. Céline est un modèle, une inspiration pour toutes les personnes atteintes de maladies dégénératives ou chroniques. Si elle est capable d’y parvenir, chacun peut, à son échelle, essayer de surmonter les épreuves de la vie.
Nous souhaitons à Céline un retour triomphal et, surtout, de nombreuses années à partager avec le monde sa voix unique et son talent inestimable. Pour toutes ces raisons, nous lui consacrons la couverture de cette édition du magazine, en toute complicité.
Roger-Luc Chayer, éditeur