Par Roger-Luc Chayer
Il y a quelque chose de terriblement incohérent dans le fait qu’au Québec, l’État insiste pour faire passer des tests de dépistage du VIH prétextant les bénéfices sur la santé et sur le fait qu’il se serve des résultats positifs pour certaines personnes pour les accuser et les emprisonner après.
C’est ce qui se passe avec l’affaire Steve Biron, qui est en prison depuis près de 9 mois.
Si une personne décide de passer un test afin de savoir si elle est porteuse du VIH, est-ce que ce test, confidentiel selon le Minstère de la Santé du Québec, peut servir à des procureurs de la Couronne, comme ceux de Québec, pour accuser un séropositif d’avoir des relations non protégées et le foutre en prison sans jugement?
Est-ce qu’il s’agit d’une preuve légalement obtenue?
Il me semble que le message envoyé au public risque de nuire considérablement aux campagnes de prévention car selon moi, à partir du moment où on peut mettre en prison sans jugement n’importe qui sous prétexte qu’il se sait atteint du VIH, la solution logique est de refuser tout test de dépistage de manière à rester ignorant sur sa possible condition et éviter ainsi des accusations criminelles.
J’ai raison?