RFI
La 6ème édition des Trophées francophones du Cinéma s’est déroulée, samedi 8 décembre, au Sénégal. Les trophées ont été remis, dans la soirée de samedi, à Saint Louis, un palmarès très éclectique parmi tous les films du monde francophone. Le trophée du meilleur réalisateur revient à Robin Campillo pour « 120 battements par minute ». « Une famille Syrienne », de Philippe Van Leeuw est également récompensé en tant que meilleur film. L’actrice Véronique Tshanda Béya a reçu le prix de la meilleure interprétation féminine pour son rôle dans « Félicité », du réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis.
Près de deux ans ont passé depuis le tournage de Félicité, un rôle qui n’a pas quitté Véronique Tshanda Beya.
« C’est quelque chose qui restera toujours parce qu’à chaque moment, à chaque minute, je le vois et c’est comme si c’était hier. Donc, ça reste en moi. Je vis avec… », nous a-t-elle expliqué.
Véronique Tshanda Beya doit son prix, entre autres, au regard du réalisateur de Timbuktu, Abderrahmane Sissako. Pour le président de la cérémonie, les trophées permettent de faire circuler les films.
« Le faire à Saint-Louis du Sénégal a été, pour nous, quelque chose d’important parce que c’est une ville ouverte, une ville de rencontres. Je pense que c’est important qu’il y ait un message fort, humaniste. C’est cela qui fait la qualité de cette sélection », confie t-il à RFI.
Un film français engagé a reçu un trophée. Il s’agit de « 120 battements par minute », un film politique sur l’homosexualité et le SIDA, deux tabous au Sénégal. Son réalisateur est représenté par un des deux acteurs principaux, Arnaud Valois.
« Le message du film est très important, ici. C’est le but de ce genre de films, de poser des questions, de provoquer des débats, de réfléchir. Certainement pas de donner des leçons, par contre. Donc, chacun est prêt, à son rythme… », souligne-t-il.
120 battements par minute n’a jamais été projeté au Sénégal, ni pendant les Trophées francophones du Cinéma.