DENIS CODERRE: IL NOUS A BIEN EU, LE GREDIN!

Roger-Luc Chayer

L’enquête du bureau de l’inspecteur général (BIG) de la Ville de Montréal vient de remettre son rapport d’enquête portant sur la formule électrique de 2017 et les conclusions sont plus que troublantes. Non seulement il y a de nombreuses irrégularités dans l’attribution des contrats et la gestion globale de l’événement, l’ex-maire Coderre serait aussi personnellement responsable du fiasco et de la faillite qui ont suivis.

Mais il n’y a rien de surprenant à tout cela, Gay Globe avait remarqué, assez rapidement au cours du premier et seul mandat de M. Coderre, que sa gestion était truffée de décisions plus que surprenantes, qui ne pouvaient trouver origine que dans le désir de diriger la Métropole comme une principauté dont il serait le seul régent!

Comme Monsieur Coderre a presque annoncé un possible retour à la tête de Montréal aux prochaines élections municipales, revenons tout de suite sur ce que Gay Globe avait publié l’année précédant la dernière élection, sous les noms de chroniques «Denis, faut qu’on se parle» et «Denis, fais pas ça!». Après tout, si la mémoire des électeurs est courte, il est du devoir des médias de leur rappeler pourquoi ils ont viré le Prince de Montréal après un seul mandat.

1 Milliard$ pour le 375e de Montréal, vous vous en souvenez? Le pont Jacques-Cartier illuminé alors que la misère règne sur Montréal et que cet argent aurait été bien plus utile pour construire des logements sociaux et pour venir en aide directement aux personnes les plus démunies. Ça se mange pas des lumières ni des géants animés. Ce budget était à la hauteur de l’ego du personnage! Et le Village a toujours le même sacré problème d’itinérance.

Coupe à blanc d’arbres centenaires au Parc Jean-Drapeau, celle-là a fait très mal à l’image de Montréal de même qu’aux Montréalais qui, dans le cadre de ces mêmes travaux, n’ont pas eu accès aux piscines olympiques du parc. Tuer des arbres pour couler du béton n’est plus à la mode depuis des années…

Fermetures des rues St-Hubert et St-Denis pour travaux majeurs. Combien de «mea culpa» nous a servis M. Coderre alors qu’il était si simple de mieux organiser ces travaux tout en évitant de condamner ces rues, comme c’est le cas avec la rue Ste-Catherine Ouest pour 2 ans (décision prise par Coderre). À noter que ces décisions ont coûté très cher aux commerçants, encore aujourd’hui, les fermetures de commerces sont importantes et les faillites, nombreuses.

Visage à deux faces, M. Coderre a, d’une part, interdit les calèches à Montréal prétextant que cela était mauvais pour les chevaux, tout en autorisant la tenue d’un rodéo, au grand dam de la SPCA qui déclarait justement que les rodéos étaient traumatisants pour les chevaux comme pour les boeufs. Suite à des recours judiciaires, M. Coderre avait annoncé que le rodéo n’allait pas revenir en 2018!

Voilà quelques exemples, et il y en a des dizaines d’autres, qu’il ne faudrait pas oublier d’ici aux prochaines élections municipales, car M. Coderre semble être intéressé à se représenter, tout en nous badigeonnant d’excuses et d’explications quant à ses décisions et à sa façon d’agir. Montréal avait besoin d’un maire, pas d’un empereur se pensant à la tête d’une principauté fantoche. Je ne sais pas ce qui résultera de l’administration Plante, mais faudra y penser à deux fois avant de remettre Denis 1er au pouvoir!

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