LA COVID SELON Kheir DJaGHRI

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Roger-Luc Chayer

Le Magazine Gay Globe, dans le cadre d’un projet de témoignages de nos partenaires sur leur vécu pendant la crise sanitaire de la COVID au Québec, vous présente l’entrevue accordée par Monsieur Kheir Djaghri, Directeur général de la SDC Promenade Masson, à Montréal.

Observateur économique de premier choix, Gay Globe avait invité Kheir Djaghri à nous raconter son vécu avec la COVID dès l’an passé, mais en toute sagesse, il a préféré attendre que les choses se calment pour nous livrer un portrait plus précis de la situation. 

«  Le 13 mars 2020, le jour de la déclaration d’urgence sanitaire au Québec, j’ai été confronté à une situation très difficile pour deux raisons très simples, l’incertitude et l’inconnu. C’est une chose qui n’a jamais été vécue par qui que ce soit et de se retrouver du jour au lendemain « cloitrés », confinés et être enfermés, ce n’est pas évident d’autant que nous avons une responsabilité, nous, à la Société de Développement Commercial, c’est la vitalité commerciale de l’artère », nous raconte le directeur qui occupe le poste à la Promenade Masson depuis 2015 et qui avait déjà, bien avant la pandémie, introduit sa vision d’un développement commercial différent de ce qui pourrait se faire ailleurs. Kheir nous explique que la SDC n’est pas restée assise en attendant que l’orage passe, elle a mis en place des programmes d’aide et des mesures afin d’accompagner ses membres commerciaux et professionnels pour éviter de lourds dommages.  Pas une, pas deux mais quatre campagnes de sociofinancement, accom-pagnement et assistance des membres pour les demandes des aides gouver-nementales, soutien pour les aménagements de terrasses ou la création des contenus numériques,  la SDC a su innover dans une conjoncture très difficile.

« On a vu le tsunami arriver, ça n’a pas été facile, mais par une décision unanime du conseil d’administration, la SDC, en complément des autres mesures offertes par les gouvernements, a aussi offert des aides à nos membres qui totalisaient près de 250,000$. La Caisse Desjardins du Coeur-de-l’Île et la Ville de Montréal ont beaucoup contribué à nos campagnes de sociofinancement qui visaient à sauvegarder le commerce de proximité. Le principe de ces campagnes était simple, le client achète un bon de 20$ d’un commerçant de son choix et la SDC lui remet un bon de 30$ à dépenser auprès de ce commerce». Avec beaucoup de patience et de persévérance, la SDC a réussi à sauver de la catastrophe 98% de ses membres. Pour 140 commerces et professionnels membres, seuls 3 ont fermé. Des remplaçants ont rapidement été trouvés, car pandémie ou pas, il y a une liste d’attente pour la location des locaux sur la Promenade Masson, ce qui relève de l’exploit.

Parmi les 16 SDC de la grande région métropolitaine, la Promenade Masson a été la plus performante avec seulement 2% de locaux vacants alors que d’autres en comportaient 17%, le taux le plus élevé.

Actuellement, plus de 2 ans après le début de la pandémie à la COVID, il n’y a eu strictement aucune faillite à la SDC et comme le disait si bien Kheir, il faut plusieurs maillons pour qu’une chaîne tienne, et c’était son objectif ultime envers ses membres. Un soutien imaginatif et très actif pour qu’on en arrive à avoir une Promenade Masson économiquement forte et gagnante. Merci Kheir pour cette entrevue, il fallait en parler!