La PrEP est-elle la pilule miracle anti-VIH ?

franceculture.fr

 

On l’appelle la PrEP, comme prophylaxie pré-exposition. Derrière ces mots scientifiques, une petite révolution dans la prévention du VIH : la possibilité de prendre une pilule pour ne pas être contaminé par le virus du SIDA.

Depuis deux ans en France, il est possible de prendre du Truvada, et maintenant même, le générique de ce médicament, pour rester séronégatif. Une alternative au préservatif pour certains. Un mirage pour d’autres qui montrent la PrEP du doigt : ce traitement préventif serait trop cher, trop lourd, il remettrait en cause trente ans de messages en faveur du préservatif, et surtout il ne protège pas des autres infections sexuellement transmissibles. Il y a désormais en France environ 7 000 personnes qui ont recours à la PrEP. 

95% de ces Prepeurs comme on les appelle, sont des hommes gays ou bisexuels, car le nombre de contaminations par le VIH reste élevé dans cette population. La PrEP peut-être prise en continu, une pilule par jour, ou à la demande, avant et après les rapports sexuels. Elle est au moins aussi efficace que le préservatif. Et elle est prise en charge à 100% par la Sécurité sociale.

Mais la PrEP a aussi des inconvénients. Elle ne protège pas des autres infections sexuellement transmissibles comme la syphilis, en recrudescence chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Elle coûte plus cher que le préservatif. C’est un traitement lourd qui peut avoir des effets secondaires. Et certains l’accusent d’influencer les comportements sexuels, pour simplifier, de ringardiser la capote.

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