L’HÉPATITE «C» EN DISPARITION

Réseau CATIE

La plupart des provinces et territoires du Canada (85 % à 92 %) limitent la couverture des antiviraux à action directe aux personnes présentant des lésions hépatiques modérées (F2) ou plus graves, ont rapporté des chercheurs dans le CMAJ Open.

Les critères se rapportant au remboursement des quatre antiviraux à action directe (AAD) ou combinaisons (siméprévir, sofosbuvir, Harvoni et Holkira Pak) dans les 10 provinces et les trois territoires canadiens ont été passés en revue entre avril et juin 2016. Les chercheurs ont examiné les éléments suivants :
stade de fibrose minimal exigé
restrictions relatives à la consommation de drogues et d’alcool
restrictions relatives à la co-infection au VIH
restrictions relatives aux prescripteurs

L’Île-du-Prince-Édouard est la seule province qui ne limite pas l’accès au remboursement des AAD (pour Holkira Pak seulement) en fonction du stade de fibrose. Le Québec suit une approche par paliers en vertu de laquelle les personnes présentant le plus de lésions hépatiques sont traitées en premier, suivies graduellement des personnes atteintes de lésions hépatiques plus légères.

Aucune restriction n’est imposée en ce qui concerne le traitement de l’hépatite C chez les personnes co-infectées par le VIH dans l’ensemble des provinces et territoires, à l’exception du Québec, qui ne rembourse pas le siméprévir ou le sofosbuvir pour ce groupe.

Dans jusqu’à 42 % (cinq sur 13) des provinces et territoires, il faut que le traitement soit recommandé par un spécialiste afin que les patients soient admissibles au remboursement. Lors d’un essai clinique de phase avancée, la prise d’Holkira Pak sans ribavirine pendant huit semaines a guéri 98 % des participants, ont rapporté des chercheurs lors de la conférence spéciale de l’Association européenne pour l’étude du foie intitulée New Perspectives in Hepatitis C Virus Infection – The Roadmap for Cure.

Le taux de guérison a été de 99 % pour les personnes atteintes de fibrose légère ou modérée (F0 à F2), mais a chuté à 87 % chez les personnes présentant des lésions hépatiques avancées (F3). Le terme guérison est synonyme de réponse virologique soutenue (RVS). En général, le traitement s’est révélé sûr et bien toléré, les effets secondaires les plus courants étant les maux de tête et la fatigue.

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