HISTOIRE: Philippe d’Orléans

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Philippe de France, fils de France, duc d’Anjou à sa naissance puis duc d’Orléans en 1660, appelé aussi Philippe d’Orléans, né le 21 septembre 1640 à Saint-Germain-en-Laye et mort le 9 juin 1701 au château de Saint-Cloud, est un prince de la famille royale française, fils de Louis XIII et d’Anne d’Autriche, et frère cadet de Louis XIV. Titré duc d’Anjou à sa naissance, il est connu sous son titre de duc d’Orléans à partir de la mort de son oncle Gaston de France en 1660 mais aussi sous l’appellation de «Monsieur», réservée au frère puîné du roi.

Du côté financier, l’apanage de Monsieur fait de lui un des personnages les plus riches du royaume. Il récupère entre autres les duchés d’Orléans et de Chartres, lui assurant un train de vie à la hauteur de son rang. Ces revenus lui permettent de vivre dans un faste équivalent à celui de la cour du roi. On invoque volontiers son activité de mécène, notamment sa protection étendue à Molière et à sa troupe. C’est grâce à lui que Molière se produit pour la première fois devant le roi le 24 octobre 1658. Bien que Philippe ait partagé avec son frère les humiliations de la Fronde, durant leur enfance, et malgré des talents de stratège manifestes et son courage au combat, Louis XIV, toujours méfiant, ne lui laisse aucune marge de manœuvre ni aucun pouvoir. Cependant, Philippe remporte des victoires lors de la guerre de Hollande contre le prince d’Orange (un neveu de sa femme) et ses troupes. Les Parisiens l’acclament. Par jalousie (ou par précaution), son frère lui enlève à partir de ce jour tout com-mandement militaire majeur. Cette bataille de la Peene constitue donc son seul fait d’armes.

Il se marie deux fois, deux mariages imposés par Louis XIV. Le premier, avec la princesse Henriette d’Angleterre, est alors censé resserrer les liens des deux pays après la restauration des Stuart sur le trône britannique. La jeune « Madame » apprécie au plus haut point les mondanités et se retrouve entourée de plusieurs « chevaliers servants ». De son côté, Henriette ne supporte pas les favoris de Monsieur.

En dépit de cette mésentente, le couple conçoit tout de même cinq enfants, dont deux atteindront l’âge adulte. Philippe, homo-sexuel contraint au mariage du fait de son rang, se fait connaître pour son libertinage. Amateur de parures extravagantes, il mène un train de vie dispendieux. Il a plusieurs favoris qui se succèdent dans son entourage, dont le marquis de Châtillon, le comte de Guiche, le marquis de Beuvron, le marquis de Manicamp, le marquis d’Effiat et surtout pendant trente ans le Chevalier de Lorraine. D’une grande beauté, ce dernier le manipule jusqu’à sa mort, intriguant contre ses deux femmes (allant jusqu’à faire assassiner la première selon Saint-Simon), et obtenant toutes sortes de faveurs dont les meilleurs appartements dans chacune des demeures de Monsieur, ou encore prélevant des pots-de-vin sur les accords que celui-ci a pu passer.

Vieillissant, le chevalier de Lorraine devient le principal pourvoyeur de partenaires sexuels pour son amant princier. Le chevalier de Lorraine a également été compromis dans la disgrâce du jeune comte de Vermandois, fils légitimé que le roi avait eu de la duchesse de La Vallière.

Le roi, n’ayant en vue que l’abaissement des princes du sang, conserve cependant le chevalier dans l’entourage de son frère.

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