
CMAJ
Un homme de 39 ans a consulté aux urgences pour de la fièvre et une éruption cutanée qui duraient depuis 7 jours. Il a déclaré avoir eu des relations homosexuelles anales sans condom et il n’a pas pris de mesure de prophylaxie pré- ou postexposition au VIH. L’examen physique a permis d’observer une température à 38 °C, une lymphadé-nopathie cervicale, une ulcération muqueuse de la langue et une éruption maculopapuleuse au visage, au cou et sur la poitrine (figure 1). Devant les soupçons d’infection primaire à VIH, un test rapide de la réagine plasmatique a été effectué, et il s’est révélé négatif. Un immunodosage par chimioluminescence a confirmé la présence d’anticorps anti-VIH, mais l’immunodosage réactif par transfert Western n’a montré aucune réactivité.
La charge virale sanguine du VIH 1 s’élevait à 4,79 millions de copies/mL et la numération des lymphocytes T CD4, à 0,1 × 109/L. Le diagnostic d’infection aiguë à VIH a alors été posé et un traitement antirétroviral par le bictégravir/emtricitabine/ténofovir alafénamide a été amorcé.
Les symptômes caractéristiques de l’infection aiguë à VIH se manifestent 2–4 semaines après l’exposition et la séroconversion se produit généralement en l’espace de 3–8 semaines après l’infection initiale. Le tableau habituel comprend fièvre, arthralgie et lymphadénopathie, qui peuvent simuler une mononucléose aiguë. L’ulcération mucocutanée est très évocatrice d’une infection aiguë à VIH.
L’éruption cutanée s’observe chez environ 50 % des malades, en général 3 jours après le début de la fièvre, et dure 5–8 jours. Elle se caractérise par de petites macules ou maculopapules (5–10 mm) érythémateuses et bien circonscrites, principalement sur la poitrine. Des antécédents de contacts sexuels à risque élevé permettent d’éveiller les soupçons à l’égard d’une infection aiguë à VIH.
Les taux de transmission de l’infection aiguë à VIH sont 9–15 fois plus élevés que ceux de l’infection chronique. Toutefois, on peut souvent passer à côté d’un diagnostic d’infection aiguë à VIH en raison de la nature asymptomatique ou spontanément résolutive de l’affection virale, de ses signes non spécifiques (comme l’éruption cutanée observée dans ce cas-ci) ou de la réticence du médecin à poser des questions sur une possible exposition sexuelle. L’instauration immédiate d’un traitement antirétroviral dès le premier stade de l’infection à VIH permet de réduire la charge virale.
LE PAPE FRANÇOIS REVIENT SUR SES PROPOS SUR L’HOMOSEXUALITÉ QUALIFIÉE DE « PÉCHÉ »
Selon: BFMTV – Le pape François revient, dans une lettre sur ses propos sur l’homosexualité qualifiée de « péché ». Il réaffirme ses propos et assure encore une fois que criminaliser l’homosexualité est un « tort ». François souligne dans la lettre que ses commentaires précédents sur le péché étaient une référence à l’enseignement moral au sein de l’Église catholique. « Bien-sûr, on doit toujours considérer les circonstances, qui peuvent diminuer ou éliminer une faute », ajoute-t-il.