TRAITEMENTS DE LA VARIOLE SIMIENNE

Selon VIH.org

Comment traite-t-on la variole du singe ? Existe-t-il un vaccin contre la variole du singe ?

Le traitement est principalement sympto-matique, c’est-à-dire qu’on soigne les symptômes de l’infection, mais pas directement l’infection. La prise en charge doit aussi prévenir et traiter les infections bactériennes secondaires possibles. 

Le vaccin contre la variole peut fournir une protection croisée contre le virus de la variole du singe autour de 80% et toute personne née avant 1979 est invitée à consulter son carnet de vaccination. La vaccination s’est arrêtée en 1978 quand l’OMS a annoncé l’éradication de la variole. Le vaccin peut être utilisé avant et après l’exposition au virus. 

En particulier, le vaccin de troisième génération antivariolique administré dans les quatre jours suivant l’exposition à une infection par le virus de variole simienne peut avoir un effet protecteur important. La HAS recommande la mise en œuvre d’une stratégie vaccinale réactive, c’est-à-dire autour d’un cas confirmé : les adultes dont le contact avec une personne infectée est considéré comme à risque, y compris les professionnels de santé exposés sans mesure de protection individuelle. Cette vaccination doit être effectuée uniquement avec le vaccin de troisième génération. (IMVANEX)

Au Royaume-Uni, des chercheurs ont annoncé avoir mis au point un potentiel traitement antiviral spécifique de la variole, notamment du singe, selon le journal britannique The Independent, (25 mai 2022). Selon les premières données, ce traitement, le Tecovirimat, pourrait rac-courcir les symptômes et réduire la durée de contagion d’un patient. 

Une étude publiée dans The Lancet Infectious Diseases a porté sur sept cas traités entre 2018 et 2021 donc sans rapport avec l’épidémie actuelle. Ces derniers ont passé plus de trois semaines en quarantaine puis les médecins leur ont prescrit deux antiviraux contre la variole: le Brincidofovir, qui s’est avéré inefficace, et le Tecovirimat, qui a réduit la durée de la maladie et donc l’hospitalisation. Sont aussi testés le Cidofovir, un antiviral qui a fait ses preuves dans l’infection à cytomégalovirus et des immunoglobulines spécifiques.

Le Tecovirimat

(Selon L’Indépendant.fr) Le Tecovirimat est un antiviral qui a été développé dans le but précis de traiter le Monkeypox humain. Son efficacité a déjà été démontrée sur des animaux de laboratoire. Il agit en bloquant la transmission cellulaire du virus et ne provoque pas d’effets secondaires graves chez l’homme. 

Le Tecovirimat est le premier antiviral contre la variole approuvé aux États-Unis, qui stockent deux millions de doses de ce médicament.  Les résultats de cette recherche publiés dans la revue The Lancet Infectious Diseases montrent que ce médicament antiviral pourrait raccourcir les symptômes de cette infection et également réduire la durée de contagion d’un patient. 

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