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Un virus dérivé de celui de l’herpès pourrait être utilisé à des fins thérapeutiques dans le cadre du traitement du cancer du pancréas.
La prise en charge des cancers du pancréas reste une des plus délicates à ce jour. Alors que les solutions thérapeutiques efficaces dans la durée se font cruellement attendre, une thérapie basée sur l’action anticancéreuse d’un virus ouvre des perspectives d’espoir. C’est du moins la promesse portée par des travaux réalisés par une équipe de l’Institut universitaire du cancer de Toulouse. Pour s’attaquer spécifiquement aux cellules cancéreuses, les chercheurs ont largement modifié le génome d’un virus très bien connu, un habitué de l’organisme humain : l’Herpès simplex de type 1, responsable de l’herpès buccal. Les modifications réalisées ont permis de générer un virus qui n’infecte que les cellules cancéreuses, s’y réplique et, finalement, les mène à leur mort. Les résultats des chercheurs ont bien confirmé, in vitro et in vivo, que cette infection était spécifique et qu’elle se propageait entre cellules cancéreuses, laissant indemnes les cellules saines. Une injection unique de ce virus au cœur de tumeurs a permis d’en ralentir la croissance. Avec une chimio, l’injection virale permettait même de réduire la taille des tumeurs. Les chercheurs projettent de lancer un essai clinique en 2017 afin de savoir si les perspectives ouvertes par cette «virothérapie» peuvent se concrétiser.