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Par Le National |
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La Table de Concertation des lesbiennes et des gais de Montréal fait la promotion d’une plainte dont on ne trouve aucune trace!C’est du moins la seule conclusion à laquelle on pourrait arriver quand on prend connaissance du dossier tel que nous vous le livrons aujourd’hui. Depuis quelques mois maintenant, la Table de Concertation déclare qu’elle est à l’origine d’une plainte contre le Comité du non aux jeux gais de Montréal en 2006 et son représentant monsieur Daniel Cormier et on peut même retrouver cette plainte sur la page web de la Table qui présente cette plainte comme venant de « La communauté« : Propos discriminatoires et haineux contre la communauté gaie La communauté gaie dépose une plainte à la Commission des droits de la personne contre le Comité du non des Jeux gais de 2006 Montréal le 26 juin 2001 ‹ Le vice-président à l¹action sociopolitique de la Table de concertation des lesbiennes et des gais du Québec, monsieur Laurent McCutcheon, a déposé ce matin une plainte à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse contre les responsables du Comité du non qui militent contre la tenue à Montréal des Jeux gais de 2006. On se souviendra que monsieur Daniel Cormier, président du Comité du non, a fait des déclarations publiques qui ont été largement reproduites dans l¹ensemble des médias. Ces propos sont discriminatoires, offensants, méprisants et haineux. Entre autre il a déclaré : « La tenue des Jeux de 2006 amènera à Montréal ceux qui sont porteurs du VIH et augmentera la propagation du sida. Ils vont venir contaminer nos concitoyens. Les vaches canadiennes sont mieux protégées que les humains. Les voyageurs sont soumis à un contrôle contre la fièvre aphteuse. » La Table de concertation des lesbiennes et des gais du Québec est d¹avis que de tels propos contreviennent aux chartes des droits et libertés de la personnes qui prohibent la discrimination sur la base de l¹orientation sexuelle. Ils ont pour effet de ternir la réputation des personnes homosexuelles et tendent malicieusement à leur donner une image d¹irresponsables alors qu¹il a été généralement reconnu que la communauté homosexuelle fait preuve d¹un sens exemplaire de responsabilité dans la prévention du VIH. Le but avoué de ces organisations religieuses et de droite est de freiner l¹avancement de la reconnaissance sociale et juridique de l¹homosexualité. On y trouve toujours les mêmes quelques personnes qui multiplient leurs apparitions. Les communautés gaie et lesbienne se sont toujours montrées respectueuses des personnes et des idées différentes. Toutefois, dans la présente affaire, la limite raisonnable est dépassée. Il faut que cessent ces attaques fondées sur la haine. Quant à la Banque Royale, les communautés gaie et lesbienne tiennent à saluer le courage de cette institution financière qui a mis en place une politique visant à contrer la discrimination et surtout son courage à la faire respecter et souhaitent que les autres institutions financières adoptent un comportement semblable. La Table de concertation est bien consciente que son action met en balance le droit à la liberté d¹expression, le droit d¹association et le droit aux services publics. Toutefois, le droit de l¹un ne peut s¹exercer au détriment de celui de l¹autre comme c¹est ici le cas. Le droit à l¹intégrité des individus et des institutions ne saurait être bafoué au nom de la liberté d¹expression fondé sur les pratiques religieuses. La Table de concertation souhaite que Montréal obtienne la tenue des Jeux gais de 2006. Cet événement sera bénéfique pour l¹ensemble de la société et ses retombées déborderont largement les communautés gaie et lesbienne. Que ce soit sur le plan économique ou social on ne peut que sortir grandi d¹une manifestion internationale basée sur les principes de l’inclusion, de la participation et du dépassement de soi. Sans porter de jugement sur les fondements et le sérieux des éléments invoqués dans cette plainte, nous souhaitions prendre des nouvelles auprès la Commission des Droits de la Personne et des Jeunes du Québec et voir si cette plainte avançait et si une décision avait été publiée? D’après le représentant de la Commission, toute plainte serait confidentielle et la Commission ne peut confirmer ou informer l’existence d’une plainte. Comme la Commission ne pouvait confrimer la plainte, Le National a décidé de vérifier auprès du principal intéressé, monsieur Daniel Cormier, s’il avait reçu copie de cette plainte et si une défense avait été déposée dans cette affaire? Monsieur Cormier a accepté d’accorder une entrevue au National.
Le National a tenté d’obtenir les commentaires de la Table de Concertation et une copie de la plainte déposée mais nous attendons toujours leur réponse.
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